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Le Salon Dépanneurs, épiceries & cie a déjà fidélisé son public cible

Kevin Vanhove, propriétaire de deux dépanneurs Bonisoir dans les Laurentides, a déjà inscrit les 15 et 16 avril à son agenda pour assister au Salon Dépanneurs, épiceries & cie au Palais des congrès de Montréal.

«C’est une excellente occasion chaque année de rencontrer les intervenants de l’industrie et de voir ce qui se passe, dit-il. Je ne peux pas me permettre d’être absent de mon magasin trop longtemps, mais ce salon est un bon investissement pour mon commerce.»

Le salon de Montréal fait partie de trois grandes vitrines annuelles sur l’industrie au Canada; les deux autres ont lieu à Calgary et à Toronto. «Si vous voulez voir ce qu’il y a de nouveau dans les industries des dépanneurs et des épiceries, vous êtes à la bonne place», souligne Michael Cronin, directeur des ventes, Événements chez Fulcrum Media, qui organise le salon.

M. Vanhove apprécie de pouvoir jaser avec des collègues. «L’an dernier, par exemple, j’ai appris quels aliments prêts à manger d’autres détaillants proposaient pour le déjeuner et le dîner, explique-t-il. J’ai aussi appris certains des défis commerciaux auxquels les autres détaillants faisaient face et comment ils les réglaient.»

Fort de ses deux premières années, le troisième salon offrira aux participants chevronnés, comme M. Verhoven, des opportunités d’apprentissage plus vastes.

«Nous mettons l’accent sur les études de cas de détaillants et les discussions entre les pairs, affirme M. Cronin. Les détaillants auront la chance de découvrir comment d’autres détaillants prospères ont modifié leur exploitation et comment ces modifications très précises ont amélioré les ventes et les profits globaux.»

Les séances entre pairs vont permettre d’explorer l’impact de certaines décisions importantes. Par exemple, les détaillants qui pensent acheter un nouvel équipement pour servir du meilleur café de manière plus pratique peuvent profiter de l’expérience d’autres détaillants qui ont fait un investissement similaire.

Au salon, des leaders de l’industrie sont disponibles lors des tables rondes pour répondre aux questions sur la disponibilité de certains produits ou l’installation d’un nouvel équipement ou l’intégration d’une nouvelle technologie.

Évidemment, les séances couvriront aussi les rudiments pour les nouveaux venus dans l’industrie, ajoute M. Cronin. «Peu importe le niveau d’expérience d’un détaillant, nous sommes certains qu’il saura trouver une séance éducative qui lui conviendra. Ces séances sont tellement attendues qu’il y avait des files d’attente dès 7 h 30 l’an dernier.»

Trouver des nouveautés et de nouvelles idées

On s’attend à ce que la salle d’exposition soit très achalandée, car les détaillants ont hâte de profiter de cette rare opportunité de rencontrer en personne les fabricants et les fournisseurs. «Chaque année, le nombre d’exposants augmente, et on voit de plus en plus d’innovations, affirme M. Cronin. Nous nous attendons à avoir au moins 250 kiosques, présentant entre 300 et 400 gammes de produits.»

«Plusieurs exposants offrent aussi des suggestions pour accroître le taux de reconnaissance de la marque et la fidélité afin d’améliorer les ventes et les marges de profit globales des détaillants.»

Chloé Labelle, gérante du rayon de l’épicerie au Marché Jovi à Gatineau, est toujours surprise de voir la vaste gamme de produits présentés dans la salle d’exposition. «Je ne pouvais pas croire qu’il y avait autant de sortes de cigarettes électroniques sur le marché, dit-elle. Nous en avons essayé quelques-unes après le salon, et elles se vendent très bien.»

«C’est intéressant de découvrir des produits dont on ne soupçonnait même pas l’existence, ajoute-t-elle. L’an dernier, nous avons découvert au salon que l’un de nos fournisseurs de bière habituels vendait aussi plusieurs autres marques de bière plus légère, et notre magasin les offre maintenant.»

Mme Labelle aime bien aussi découvrir de nouvelles technologies. «Au salon de l’an dernier, j’ai vu des machines qui écrasent les cannettes vides de boisson gazeuse. On pense en acheter une pour notre magasin.»

Albert Sleiman, qui possède six dépanneurs et un grossiste libre-service à Montréal et dans les environs, vient au salon surtout pour voir les nouveautés. «C’est une façon pratique pour moi de voir tout ce qu’il y a de nouveau sur le marché afin de prendre des décisions d’achat plus éclairées», souligne-t-il.

Il suffit d’entendre sonner la caisse au magasin Chez Sohini au centre-ville de Montréal pour voir que la propriétaire Sonia Soneji est une femme occupée. «Ce n’est pas facile pour moi de quitter le magasin, mais pour ce salon, je m’arrange pour trouver quelqu’un pour s’en occuper pendant mon absence», dit-elle.

«C’est important de toujours trouver de nouveaux produits pour maintenir l’intérêt de vos clients. L’an dernier, nous avons trouvé un fournisseur de Vancouver vendant des chocolats naturels qui se sont révélés très populaires auprès de certains de nos clients.»

Mme Soneji examine la vaste gamme de produits et choisit des articles qui démarquent son commerce des autres magasins locaux. «Je suis particulièrement intéressée par les nouveautés dans les importations», confie-t-elle.

Le temps qu’elle a passé avec les fabricants d’équipement a été payant. «J’ai trouvé le réfrigérateur à deux portes précis que je voulais pour nos boissons gazeuses lorsqu’on a rénové notre magasin», dit-elle.

M. Vanhove a aussi glané quelques idées pour les rénovations de son magasin. «J’ai trouvé des systèmes de réfrigération et d’éclairage utilisant beaucoup moins d’électricité, dit-il. Je n’aurais probablement jamais entendu parler de ces systèmes si je n’avais pas rencontré directement les fabricants.»

«Je vais certainement y retourner en avril», affirme-t-il.