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Un trio gagnant : emplacement, superficie et marques

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Par Charlotte Boulanger

Jimmy Marchand et Jonathan Samson sont très fiers.

Ils ont officiellement inauguré la Place le Marchand samedi le 19 décembre 2015, attirant beaucoup d’attention positive sur le nouveau commerce. Le site propose un concept multiservice sur un terrain commercial de 100 000 pi. ca. qui occupe une inter- section très visible et accessible près du parc indus- triel de Trois-Rivières au 7535, boul. Jean XXIII.

Que ce soit un repas, un lavage de voiture ou le plein d’essence, les spéciaux de la journée d’ouverture étaient tentants, et beaucoup d’automobilistes ont fait la file pour économiser 10 sous sur le litre d’essence aux quatre pompes Petro-Canada. De l’essence à bas prix, c’est excitant en soi, mais la Place le Marchand offre également un dépanneur Beau-soir de 3 000 pi. ca., un A&W autonome à service complet et deux lave-autos PDQ LaserWash 360.

La station-service ultime

 

«Afin de répondre aux exigences des conducteurs canadiens, nous croyons que c’est impératif d’avoir des points de vente avec des offres multiples, comme de l’essence, un dépanneur, de la restauration rapide et un lave-auto, déclare Eric Griffiths, directeur général, opérations de détail, Suncor. Les clients recherchent un service pratique et chaleureux. Être capable d’effectuer plusieurs tâches sous un même toit procure aux clients le type de service qu’ils recherchent et qu’ils méritent. Étant don- né que les sites comme celui-ci exigent des investissements importants, c’est essentiel pour les exploitants indépendants de choisir un partenaire qui a une forte image de marque comme Petro-Canada.»

M. Marchand savait que les grandes bannières sont très sollicitées. Il a réalisé une solide étude de marché et communiqué avec des personnes qui partagent ses valeurs de loyauté, d’honnêteté et de respect.

«Stéphane Alary chez Suncor a vu le site. Il a cru en nous et au site. Il m’a donné confiance. On parle d’une relation à long terme. Stéphane répondait même à 8 h le soir. Il agit comme si Suncor était à lui. On a les mêmes va- leurs. Il faut une synergie. C’est comme au hockey, j’ai choisi mon équipe.»

«Nos lave-autos PDQ LaserWash 360 sont uniques en Mauricie. En fait, j’en avais vus seulement en Ontario. Il y a le nettoyage or, argent et bronze. Le nettoyage peut être plus long et les options sont nombreuses : protection de peinture, système antirouille, cire, etc. C’est un système à osmose et les véhicules sont rincés avec de l’eau propre. Les autos sortent vraiment propres.»

 

Les bons partenaires pour le méga concept

Jimmy Marchand, un constructeur bien connu dans la région de Trois-Ri- vières, a vu le potentiel du site et en a parlé à son ami, Jonathan Samson, qui a une solide expérience dans les dépanneurs.

«Je suis visionnaire et je savais le potentiel de l’emplacement et du concept. On est entre deux pôles, Pointe-du-Lac et Trois-Rivières-Ouest, près de développements en pleine croissance. C’est gros, on a travaillé deux ans sur le projet. On a rencontré beaucoup de gros joueurs.»

Jonathan Samson, 32 ans, possède sept ans d’expérience dans les dépanneurs, avec les magasins de son père et avec Bonbons Samson, une so- ciété de bonbons dont il était propriétaire jusqu’à tout récemment. «Lorsque mon ami Jimmy m’a contacté et m’a demandé de le rencontrer pour discuter d’un projet sur lequel il travaillait, ça a piqué ma curiosité, dit-il. Après sa proposition de s’associer avec moi, je me suis posé plusieurs questions, no- tamment sur la vente de mon entreprise de bonbons. J’ai finalement accepté et je suis fier, car nous avons travaillé fort et ça se voit.»

La proximité du parc industriel signifie un fort achalandage de voitures et de camions. Les automobilistes s’arrêtent pour faire le plein, et les associés ont pensé qu’ils pourraient aussi chercher quelque chose d’autre comme une boisson ou un repas rapide. «La communauté voisine de Pointe-du-Lac est en expansion, et les gens passent par ici pour se rendre au travail, explique M. Samson. Il y a aussi des propriétés multiplexes qui se bâtissent tout autour de nous.»

 

Du nouveau à venir

«Les derniers concepts mis en place sont de cette envergure. C’est
ce qu’on fait de plus grand», dit François Beaudry, vice-président de Beaudry Cadrin, société mère de la bannière Beau-soir, qui ajoute que lorsqu’un marchand indépendant veut créer l’image d’une grande ban- nière, le service clés en main d’une équipe d’expérience spécialisée dans ce créneau vaut son pesant d’or.

«Jonathan Samson a de l’expérience dans l’univers des dépanneurs et son père connaissait notre équipe, dit M. Beaudry. On parle d’un investisse- ment majeur. Avec Jimmy Marchand, lui aussi “héritier” de l’expérience fa- miliale, mais en construction, c’est un partenariat idéal», dit-il, ajoutant que l’entreprise de M. Marchand a fourni les structures, tandis que les experts d’A&W, de Petro-Canada et de Beau-soir ont pris soin de tout le reste.

Il souligne que la dépense a été élevée. «On parle d’un investis- sement d’environ 300 000 à 400 000 $ juste pour les améliorations locatives. Que ce soit les meubles, les comptoirs, les chambres froides, le tablettage, l’éclairage et jusqu’aux détails comme la céramique ou l’étiquetage, le plan est précis.»

«On place les commandes initiales, on installe le système de gestion in- tégré et on forme le propriétaire, explique M. Beaudry. On ajoute une touche locale avec des fournisseurs connus. Par exemple, c’est une décoratrice de la région qui a aidé avec le décor et intégré un cellier unique.»

MM. Marchand et Samson apprécient tous deux la relation avec Beau-soir. «François Beaudry est la 3e génération dans l’entreprise Beau- dry Cadrin. Il comprend les règles d’une entreprise familiale, souligne M. Samson. C’est une très grosse compagnie qui est petite. Grâce à lui on a les bons prix et ils répondent tout de suite.»

 

Planification stratégique

M. Samson souligne que si les automobilistes ont besoin d’essence, ont faim ou ont besoin de quelque chose au dépanneur, ils trouveront des produits ou services complémentaires. Par exemple, l’assortiment de prêt-à-manger dans le dépanneur ne rivalise pas avec les offres d’A&W. «Nous ne servons pas de hamburgers ou de frites», dit-il en montrant les produits comme la pizza, les sous-marins, les roulés, les sandwichs, les salades ou la tourtière.

Mettant le concept en perspective, M. Beaudry suggère que le tout fonctionne bien, car chaque aspect vient compléter l’autre. «Les gens peuvent entrer dans le dépanneur spécifiquement pour le prêt-à-manger ou parce qu’ils ont été tentés en faisant le plein, dit-il, ajoutant que la tendance actuelle est aux concepts multi-services. C’est le marché.»

«Étant donné que les projets sont plus coûteux, c’est logique d’offrir plus de services pour augmenter la rentabilité. On veut que les gens viennent plusieurs fois par semaine. Il faut donc leur donner des raisons de faire partie de leur circuit. Les marques sont des références. On n’a pas l’impression d’un dépanneur indépendant. Mais ils sont surpris de voir que le propriétaire est là à s’occuper des clients», dit-il, jetant un coup d’œil à MM. Marchand et Samson et partageant de toute évidence leur fierté dans ce puissant concept.