CCentral
Suivez-nous

Une autre sorte de dépanneur

FacebookTwitterPinterestTumblrRedditLinkedInGoogle+Share/Bookmark

PopboxON_YCMJanFeb17_Armstrong_8254Lorsque vous entrez dans le magasin Popbox MicroMrkt à l’intersection de Dovercourt et Bloor à Toronto, vous remarquez que quelque chose est différent. Ce n’est pas tout à fait un dépanneur, ni un café, ni un magasin d’aliments naturels et ce n’est certainement pas une épicerie. Il semble exister dans un espace quelque part entre tous ces modèles bien connus.

C’était le but, explique le propriétaire Attila Szanyi. Avant l’ouverture en avril 2015, M. Szanyi et son partenaire d’affaires ont commencé à examiner l’expérience de dépanneur au cœur du centre-ville. «Beaucoup de magasins fonctionnent selon un modèle dépassé, mais ils sont toujours présents dans le paysage. Le dépanneur moyen dans la ville est incompatible avec les tendances alimentaires et le mode de vie de la population.»

«Nous nous sommes demandé si nous pourrions utiliser ce modèle, mais avec des aliments plus sains? Nous sommes situés dans l’espace entre le magasin d’aliments naturels et votre 7-Eleven du coin», dit-il.

Définir l’offre
Popbox MicroMrkt est environ un tiers café et deux tiers magasin de vente au détail, ce que M. Szanyi appelle la caractéristique déterminante de leur offre.

«Nous offrons du café, des aliments frais, des pâtisseries et des salades, ce qui attire beaucoup de monde le matin et l’après-midi, et puis on vend plus de produits d’épicerie dans la soirée.»

Mais les produits sur les étaPopboxON_YCMJanFeb17_Armstrong_8477gères ne sont pas des produits que vous trouverez dans bien d’autres endroits de la ville. Les normes pour la nourriture sont différentes, dit-il, ajoutant qu’ils offrent des produits de première qualité, ce qui fait que beaucoup de leurs clients appellent le magasin «un mini-Whole Foods» (chaîne d’épiceries de produits naturels et biologiques).

En plus du café et de l’offre d’aliments frais, il y a aussi des chocolats et des sodas artisanaux, de la Kombucha, de la viande biologique, des collations santé et une gamme de produits biologiques, crus, véganes et sans gluten.

L’approvisionnement en produits

«Nous sommes connus pour une offre d’aliments très sélective, des produits que vous ne trouverez généralement pas chez Pharmaprix ou Loblaws, et c’est de plus en plus l’orientation que j’aime prendre avec notre offre, car nos clients semblent bien y répondre, dit-il. C’est ce qui me motive. J’aime travailler fort pour trouver les choses les plus intéressantes possible. Nous sommes vraiment au-devant des tendances alimentaires. C’est ça mon vrai travail.»

PopboxON_YCMJanFeb17_Armstrong_8708

L’approvisionnement en produits nécessite un labeur acharné. Ils travaillent avec 55-60 fournisseurs différents, dont certains livrent chaque semaine. Mais il y a beaucoup de produits qu’ils obtiennent directement du fabricant : les gens qui les conçoivent et les fabriquent localement. «C’est là qu’est le dur labeur, et c’est alors que j’ai compris pourquoi ce que nous faisons n’est pas souvent fait. Il faut travailler d’arrache-pied, pousser plus loin et maintenir le rythme sur une base hebdomadaire.»

Accepter le gaspillage

Si vous voulez que votre offre soit toujours fraîche, vous allez devoir accepter un certain gaspillage.

«J’ai appris pourquoi le modèle existant de dépanneur est tellement répandu, c’est parce que tous les produits sont de longue conservation. Il y a beaucoup de gaspillage dans notre modèle. Certains de nos meilleurs vendeurs, comme les jus non pasteurisés pressés à froid, ont une durée de conservation de trois jours et ils sont aussi assez coûteux, donc la perte est coûteuse. La durée de conservation doit être gérée avec soin et constamment», prévient-il.

Mais vos étagères doivent être bien remplies. Ça ne vaut pas la peine d’avoir des étagères vides.

PopboxON_YCMJanFeb17_Armstrong_8481«Le produit doit être disponible pour le client. Par contre, un certain produit peut être un produit vendu à perte – par exemple nous ne faisons pas de profit sur les sandwichs – mais en réalité, les clients qui achètent ces sandwichs achètent aussi d’autres produits qui sont plus rentables pour nous. Il faut vraiment bien évaluer tout ça. J’essaie de ne pas m’en faire s’il y a un peu de gaspillage. Vous devez avoir des produits sur les tablettes et des sandwichs dans le frigo.»

Les occasions de marketing

Si vous marchez le long de Bloor ou Dovercourt, vous pourriez voir une affiche attrayante vous invitant à entrer chez Popbox pour voir ce qu’ils vous proposent cette journée-là.

«Il y a un certain nombre de nouveaux clients chaque jour qui nous trouvent grâce à nos affiches ou en ligne. L’affichage a été vraiment efficace pour nous. Nous avons quelques chevalets avec des graphiques attrayants qui incitent un ou deux nouveaux clients à entrer ici chaque jour. Cela a une grande valeur lorsque vous faites affaire avec une population locale et que seul un certain nombre de ces personnes sont des clients quotidiens. Nous avons un cycle quotidien très fiable de clients réguliers, mais on a besoin de ces nouveaux clients chaque jour.»

Popbox est sur Instagram et Facebook. Cependant, le seul fait d’y être ne suffit pas. M. Szanyi explique que le succès consiste à utiliser les médias sociaux d’une façon intéressante.

PopboxON_YCMJanFeb17_Armstrong_8759«Instagram est la plateforme de médias sociaux que je trouve la plus propice aux aliments. Nous avons établi beaucoup de connexions dans l’industrie grâce à Instagram. Nous avons établi des liens avec des fabricants locaux, donc nous avons en fait acquis certains excellents produits par l’entremise de notre présence sur Instagram. Il y a une communauté alimentaire locale sur Instagram et c’est exactement ce que nous recherchons», dit-il.

Szanyi a l’intention de travailler avec une société de marketing dans les réseaux sociaux de San Diego, en Californie pour s’assurer que son marketing en ligne et sur les médias sociaux est aussi efficace que possible. «Je dirais que nous jouons un peu sur toutes ces plateformes de médias sociaux, mais que nous ne les utilisons pas pleinement comme outils de travail.»

Avec une première année réussie à leur actif, l’expansion pourrait sembler être la suite logique. Mais M. Szanyi ne cherche pas à passer à autre chose jusqu’à ce que Popbox MicroMrkt fonctionne exactement comme il le veut.

«Nous sommes en train de peaufiner le tout en ce moment, mais je ne pense pas que mettre tous ces efforts dans un magasin sans plans d’expansion aurait bien du bon sens sur le plan commercial, dit-il. Mais avant de prendre de l’expansion, je crois que c’est important de bien cerner le modèle.»

Que pouvez-vous apprendre du succès de Popbox MicroMrkt?

  1. Trouvez votre créneau. Examinez votre quartier et vos clients. Y a-t-il quelque chose où vous pourriez exceller qui démarquerait votre magasin des autres dépanneurs du quartier?
  2. Approvisionnez-vous en produits localement. Vous ne pourrez peut-être pas obtenir localement bien des produits de spécialité, mais envisagez d’établir une section de produits faits localement ou de produits santé dans votre magasin qui vous permettra d’évaluer la popularité de ces produits. Peaufinez ensuite votre offre.
  3. Continuez à l’améliorer. Si vous trouvez quelque chose qui fonctionne, ne vous reposez pas sur vos lauriers. Faites évoluer votre offre afin que le magasinage dans votre commerce soit une expérience rafraîchissante pour tous les clients, que ce soit leur première visite ou leur 50e visite